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Jeudi 19 février 2009
Je publie désormais le journal intime que j'ai tenu entre 1972 et 1974 sur ce blog.

Par Emma Lem - Publié dans : Ecriture - Communauté : Cher journal
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Vendredi 13 février 2009
"Quand je pense en être sorti, il m'y replonge !" (Michael Corleone, dans Le Parrain III, de Francis Ford Coppola.

Alors que ce blog reçoit à peu près une visite par jour, une personne de ma famille, qui l'a peut-être lu, m'écrit aujourd'hui (une vraie lettre).

D'abord, cette lettre, je trouve qu'elle arrive bien tard.

Le silence est pour moi l'ultime forme de respect que je vous dois.
C'est ma façon à moi de vous protéger.
Vous avez le droit d'en penser ce que vous voulez. 
J'ai le droit d'en penser ce que je veux.

Mais je ne vous accorde plus le droit de me faire souffrir. 

J'ai arrêté les anti-dépresseurs il y a un mois, après de nombreuses années de traitement, et j'étais assez fière de ne quand même pas être réduite à une simple chose. 

Et voilà que la même douleur repointe son nez et je pense à toute l'énergie qu'il va me falloir pour lutter contre elle.

Vous avez fait vos choix, et moi les miens.  

Si vous réfléchissez bien, c'est moi qui suis seule. 
Par Emma Lem - Publié dans : Ecriture - Communauté : Cher journal
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Jeudi 12 février 2009
Pas glop ! C'est ce que disait Placid à Muzo dans Pif Gadget quand il n'était pas content. 
Et Glop ! quand il l'était.
Une sorte de langage binaire qui pourrait être bien suffisant pour décrire la situation.

J'ai atteint le nombre maximum de pages et je ne sais pas comment continuer la publication du journal puisque, si je le publie sous forme d'articles, il va se retrouver la tête en bas et je tiens à ce que l'ordre chronologique soit immédiatement visible. Et puis, je n'ai pas envie de le mélanger avec des articles qui concernent tout autre chose.
Ou alors je resserre le nombre de pages en ajoutant les unes aux autres celles des mêmes mois, ce qui va donner de longues pages que personne n'aura envie de lire.
Ou alors je crée un autre blog.



"Qu'est-ce que j'peux faire, j'sais pas quoi faire." ( Anna Karina, dans Pierrot le fou, de Jean-Luc Godard)

Définitivement pas glop.
 
Mais peut-être bien que c'était Muzo. 
Par Emma Lem - Publié dans : Ecriture - Communauté : Cher journal
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Mardi 10 février 2009
Dimanche, la foudre a provoqué l'incendie d'une case à Saint-André. Prise au piège, une petite fille de six ans y a trouvé la mort.
C'était la petite sœur d'une de mes élèves de 5e.

Tous les élèves de la classe ont accepté, pour faire un petit quelque chose pour leur camarade, de reconstituer son classeur de français.

Et il reste tant à faire pour cette famille.

Par Emma Lem - Publié dans : Ile de la Réunion - Communauté : Cher journal
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Jeudi 5 février 2009
Une tempête tropicale - peut-être méchante - se rapproche de notre île. Il fait chaud comme dans un chaudron et c'est les affreuses journées où on se demande si la préfecture va fermer les établissements scolaires - à partir de l'alerte orange - ou pas. Rien de pire pour démobiliser tout le monde. 

Dormir relève de l'exploit.

Pour suivre la progression de la situation météorologique, c'est


Dans
Sept ans de réflexion, Marylin Monroe se demandait aussi comment dormir malgré la chaleur, la meilleure solution qu'elle ait trouvée étant d'occuper l'appartement climatisé d'un gentleman marié qui préfère rejoindre sa femme en vacances que de succomber aux charmes de sa blonde voisine. Ha ! Ha ! Ha ! 

 

Par Emma Lem - Publié dans : Ecriture - Communauté : Cher journal
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Lundi 2 février 2009
Je ne suis pas nostalgique des années 70, si ce n'est que j'étais jeune.
Mais comme un chanteur dont j'ai oublié le nom disait dans une chanson dont j'ai oublié le titre : « Ce n'était pas le bon temps, mais c'était le nôtre. »



Ça fait un peu peur quand même, à part les Osmonds, mais c'est une autre histoire. 


Par Emma Lem - Publié dans : Ecriture - Communauté : Cher journal
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Jeudi 22 janvier 2009
Comme on n'a encore rien à lui reprocher, prenons du plaisir.

Son discours d'investiture :



A télécharger en mp3 dans son intégralité ici

Voici l'intégralité du discours d'investiture prononcé par Barack Obama, mardi 20 janvier au Capitole.

Chers compatriotes

Je suis ici devant vous aujourd'hui empli d'un sentiment d'humilité face à la tâche qui nous attend, reconnaissant pour la confiance que vous m'avez témoignée et conscient des sacrifices consentis par nos ancêtres.
Je remercie le président Bush pour ses services rendus à la nation ainsi que pour la générosité et la coopération dont il a fait preuve tout au long de cette passation de pouvoirs.

Quarante-quatre Américains ont maintenant prêté le serment présidentiel. Ils l'ont fait alors que gonflait la houle de la prospérité sur les eaux calmes de la paix. Mais il arrive de temps à autre que ce serment soit prononcé alors que s'accumulent les nuages et que gronde la tempête.
Dans ces moments, l'Amérique a gardé le cap, non seulement en raison de l'habileté ou de la vision de ses dirigeants, mais aussi parce que Nous le Peuple, sommes demeurés fidèles aux idéaux de nos ancêtres et à notre constitution.
Ainsi en a-t-il toujours été. Ainsi doit-il en être pour la présente génération d'Américains.

Nul n'ignore que nous sommes au beau milieu d'une crise. Notre nation est en guerre contre un vaste réseau de violence et de haine. Notre économie est gravement affaiblie, conséquence de la cupidité et de l'irresponsabilité de certains, mais aussi de notre échec collectif à faire des choix difficiles et à préparer la nation à une nouvelle ère. Des gens ont perdu leur maison ou leur emploi, des entreprises ont dû fermer leurs portes. Notre système de santé coûte trop cher. Nos écoles laissent tomber trop d'enfants et chaque jour apporte de nouvelles preuves que la façon dont nous utilisons l'énergie renforce nos adversaires et menace notre planète.
Ce sont les signes de la crise en termes statistiques. Mais, si elle n'est pas aussi tangible, la perte de confiance dans tout le pays n'en est pas moins profonde, nourrie de la crainte tenace que le déclin de l'Amérique soit inévitable et que la prochaine génération doive diminuer ses ambitions.
Je vous dis aujourd'hui que les défis auxquels nous faisons face sont réels. Ils sont importants et nombreux. Nous ne pourrons les relever facilement ni rapidement. Mais, sache le, Amérique, nous le relèverons.

En ce jour, nous sommes réunis car nous avons préféré l'espoir à la peur, la volonté d'agir en commun au conflit et à la discorde.
En ce jour nous proclamons la fin des doléances mesquines et des fausses promesses, des récriminations et des dogmes éculés qui ont pendant trop longtemps étouffé notre vie politique.
Nous demeurons une jeune nation. Mais pour reprendre les mots de la Bible, le temps est venu de se défaire des enfantillages. Le temps est venu de réaffirmer la force de notre caractère, de choisir la meilleure part de notre histoire, de porter ce précieux don, cette noble idée transmise de génération en génération: la promesse de Dieu que nous sommes tous égaux, tous libres et que nous méritons tous la chance de prétendre à une pleine mesure de bonheur.
Nous réaffirmons la grandeur de notre nation en sachant que la grandeur n'est jamais donnée mais se mérite. Dans notre périple nous n'avons jamais emprunté de raccourcis et ne nous sommes jamais contentés de peu. Cela n'a jamais été un parcours pour les craintifs, ceux qui préfèrent les loisirs au travail ou ne recherchent que la richesse ou la célébrité.
Au contraire, ce sont plutôt ceux qui ont pris des risques, qui ont agi et réalisé des choses - certains connus, mais le plus souvent des hommes et des femmes anonymes - qui nous ont permis de gravir le long et rude chemin vers la prospérité et la liberté.
Pour nous, ils ont rassemblé leurs maigres possessions et traversé des océans en quête d'une vie nouvelle.
Pour nous, ils ont trimé dans des ateliers de misère et colonisé l'Ouest. Ils ont connu la morsure du fouet et la dureté du labeur de la terre.
Pour nous, ils se sont battus et sont morts dans des lieux comme Concord et Gettysburg, en Normandie ou à Khe-Sanh (Vietnam, ndlr).
A maintes reprises ces hommes et ces femmes se sont battus, se sont sacrifiés, ont travaillé à s'en user les mains afin que nous puissions mener une vie meilleure. Ils voyaient en l'Amérique quelque chose de plus grand que la somme de leurs ambitions personnelles, que toutes les différences dues à la naissance, la richesse ou l'appartenance à une faction.

C'est la voie que nous poursuivons aujourd'hui. Nous demeurons la nation la plus prospère, la plus puissante de la Terre. Nos travailleurs ne sont pas moins productifs qu'au début de la crise. Nos esprits ne sont pas moins inventifs, nos biens et services pas moins demandés que la semaine dernière, le mois dernier ou l'an dernier. Nos capacités demeurent intactes. Mais il est bien fini le temps de l'immobilisme, de la protection d'intérêts étroits et du report des décisions désagréables.
A partir d'aujourd'hui, nous devons nous relever, nous épousseter et reprendre la tâche de la refondation de l'Amérique.
Où que nous regardions, il y a du travail. L'état de l'économie réclame des gestes audacieux et rapides. Et nous agirons - non seulement pour créer de nouveaux emplois mais pour jeter les fondations d'une nouvelle croissance. Nous allons construire les routes et les ponts, les réseaux électriques et numériques qui alimentent notre commerce et nous unissent.
Nous redonnerons à la science la place qu'elle mérite et utiliserons les merveilles de la technologie pour accroître la qualité des soins de santé et diminuer leur coût.
Nous dompterons le soleil, le vent et le sol pour faire avancer nos automobiles et tourner nos usines. Nous transformerons nos écoles et nos universités pour répondre aux exigences d'une ère nouvelle. Nous pouvons faire tout cela et nous le ferons.
Cela dit, il y a des gens pour s'interroger sur l'ampleur de nos ambitions, et suggérer que notre système n'est pas capable de faire face à trop de grands projets à la fois. Ils ont la mémoire courte. Ils ont oublié ce que ce pays a déjà accompli, ce que des hommes et des femmes libres peuvent réaliser quand l'imagination sert un objectif commun et que le courage s'allie à la nécessité.
Ce que les cyniques ne peuvent pas comprendre, c'est que le sol s'est dérobé sous leurs pieds et que les arguments politiques rancis auxquels nous avons eu droit depuis si longtemps, ne valent plus rien. La question aujourd'hui n'est pas de savoir si notre gouvernement est trop gros ou trop petit, mais s'il fonctionne - s'il aide les familles à trouver des emplois avec un salaire décent, à accéder à des soins qu'ils peuvent se permettre et à une retraite digne. Là où la réponse à cette question est oui, nous continuerons. Là où la réponse est non, nous mettrons un terme à des programmes.
Et ceux d'entre nous qui gèrent les deniers publics seront tenus de dépenser avec sagesse, de changer les mauvaises habitudes, de gérer en pleine lumière - c'est seulement ainsi que nous pourrons restaurer l'indispensable confiance entre un peuple et son gouvernement.

La question n'est pas non plus de savoir si le marché est une force du bien ou du mal. Sa capacité à générer de la richesse et à étendre la liberté est sans égale. Mais cette crise nous a rappelé que sans surveillance, le marché peut devenir incontrôlable, et qu'une nation ne peut prospérer longtemps si elle ne favorise que les plus nantis. Le succès de notre économie n'est pas uniquement fonction de la taille de notre produit intérieur brut. Il dépend aussi de l'étendue de notre prospérité, de notre capacité à donner une chance à ceux qui le veulent - non par charité mais parce que c'est la meilleure voie vers le bien commun.
En ce qui concerne notre défense à tous, nous rejettons l'idée qu'il faille faire un choix entre notre sécurité et nos idéaux. Nos Pères fondateurs, face à des périls que nous ne pouvons que difficilement imaginer, ont mis au point une charte pour assurer la prééminence de la loi et les droits de l'Homme, une charte prolongée par le sang de générations. Ces idéaux éclairent toujours le monde, et nous ne les abandonnerons pas par commodité.

A tous les peuples et les gouvernants qui nous regardent aujourd'hui, depuis les plus grandes capitales jusqu'au petit village où mon père est né (au Kenya, ndlr): sachez que l'Amérique est l'amie de chaque pays et de chaque homme, femme et enfant qui recherche un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts à nouveau à jouer notre rôle dirigeant.
Rappelez-vous que les précédentes générations ont fait face au fascisme et au communisme pas seulement avec des missiles et des chars, mais avec des alliances solides et des convictions durables. Elles ont compris que notre puissance ne suffit pas à elle seule à nous protéger et qu'elle ne nous permet pas d'agir à notre guise. Au lieu de cela, elles ont compris que notre puissance croît lorsqu'on en use prudemment; que notre sécurité découle de la justesse de notre cause, la force de notre exemple et des qualités modératrices de l'humilité et de la retenue.

Nous sommes les gardiens de cet héritage. Une fois de plus guidés par ces principes, nous pouvons répondre à ces nouvelles menaces qui demandent un effort encore plus grand, une coopération et une compréhension plus grande entre les pays.
Nous allons commencer à laisser l'Irak à son peuple de façon responsable et forger une paix durement gagnée en Afghanistan. Avec de vieux amis et d'anciens ennemis, nous allons travailler inlassablement pour réduire la menace nucléaire et faire reculer le spectre du réchauffement de la planète.
Nous n'allons pas nous excuser pour notre façon de vivre, ni hésiter à la défendre, et pour ceux qui veulent faire avancer leurs objectifs en créant la terreur et en massacrant des innocents, nous vous disons maintenant que notre résolution est plus forte et ne peut pas être brisée; vous ne pouvez pas nous survivre et nous vous vaincrons.
Nous savons que notre héritage multiple est une force, pas une faiblesse. Nous sommes un pays de chrétiens et de musulmans, de juifs et d'hindous, et d'athées. Nous avons été formés par chaque langue et civilisation, venues de tous les coins de la Terre. Et parce que nous avons goûté à l'amertume d'une guerre de Sécession et de la ségrégation (raciale), et émergé de ce chapitre plus forts et plus unis, nous ne pouvons pas nous empêcher de croire que les vieilles haines vont un jour disparaître, que les frontières tribales vont se dissoudre, que pendant que le monde devient plus petit, notre humanité commune doit se révéler, et que les Etats-Unis doivent jouer leur rôle en donnant l'élan d'une nouvelle ère de paix.

Au monde musulman: nous voulons trouver une nouvelle approche, fondée sur l'intérêt et le respect mutuels. A ceux parmi les dirigeants du monde qui cherchent à semer la guerre, ou faire reposer la faute des maux de leur société sur l'Occident, sachez que vos peuples vous jugeront sur ce que vous pouvez construire, pas détruire.
A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption et la fraude, et en bâillonant les opinions dissidentes, sachez que vous êtes du mauvais côté de l'histoire, mais que nous vous tendrons la main si vous êtes prêts à desserrer votre étau.
Aux habitants des pays pauvres, nous promettons de travailler à vos côtés pour faire en sorte que vos fermes prospèrent et que l'eau potable coule, de nourrir les corps affamés et les esprits voraces.
Et à ces pays qui comme le nôtre bénéficient d'une relative abondance, nous disons que nous ne pouvons plus nous permettre d'être indifférents aux souffrances à l'extérieur de nos frontières, ni consommer les ressources planétaires sans nous soucier des conséquences. En effet, le monde a changé et nous devons évoluer avec lui.

Lorsque nous regardons le chemin à parcourir, nous nous rappelons avec une humble gratitude ces braves Américains qui, à cette heure précise, patrouillent dans des déserts reculés et des montagnes éloignées. Ils ont quelque chose à nous dire aujourd'hui, tout comme les héros qui reposent (au cimetière national) à Arlington nous murmurent à travers les âges.
Nous les honorons non seulement parce qu'ils sont les gardiens de notre liberté, mais parce qu'ils incarnent l'esprit de service, une disponibilité à trouver une signification dans quelque chose qui est plus grand qu'eux. Et à ce moment, ce moment qui définira une génération, c'est précisément leur esprit qui doit tous nous habiter.
Quoi qu'un gouvernement puisse et doive faire, c'est en définitive de la foi et la détermination des Américains que ce pays dépend. C'est la bonté d'accueillir un inconnu lorsque cèdent les digues, le désintéressement d'ouvriers qui préfèrent travailler moins que de voir un ami perdre son emploi, qui nous permet de traverser nos heures les plus sombres.
C'est le courage d'un pompier prêt à remonter une cage d'escalier enfumée, mais aussi la disponibilité d'un parent à nourrir un enfant, qui décide en définitive de notre destin.

Les défis face à nous sont peut-être nouveaux. Les outils avec lesquels nous les affrontons sont peut-être nouveaux. Mais les valeurs dont notre succès dépend, le travail, l'honnêteté, le courage et le respect des règles, la tolérance et la curiosité, la loyauté et le patriotisme, sont anciennes. Elles sont vraies. Elles ont été la force tranquille du progrès qui a sous-tendu notre histoire. Ce qui est requis, c'est un retour à ces vérités. Ce qui nous est demandé maintenant, c'est une nouvelle ère de responsabilité, une reconnaissance, de la part de chaque Américain, que nous avons des devoirs envers notre pays et le monde, des devoirs que nous n'acceptons pas à contrecoeur mais saisissons avec joie, avec la certitude qu'il n'y a rien de plus satisfaisant pour l'esprit et qui définisse notre caractère, que de nous donner tout entier à une tâche difficile.
C'est le prix, et la promesse, de la citoyenneté.
C'est la source de notre confiance, savoir que Dieu nous appelle pour forger un destin incertain.
C'est la signification de notre liberté et de notre credo, c'est la raison pour laquelle des hommes, des femmes et des enfants de toutes les races et de toutes les croyances peuvent se réjouir ensemble sur cette magnifique esplanade, et pour laquelle un homme dont le père, il y a moins de 60 ans, n'aurait peut-être pas pu être servi dans un restaurant de quartier, peut maintenant se tenir devant vous pour prêter le serment le plus sacré.

Donc marquons ce jour du souvenir, de ce que nous sommes et de la distance que nous avons parcourue. Aux temps de la naissance des Etats-Unis, dans les mois les plus froids, un petit groupe de patriotes s'est blotti autour de feux de camp mourants, au bord d'une rivière glacée. La capitale fut abandonnée. L'ennemi progressait. La neige était tachée de sang. Au moment où l'issue de notre révolution était la plus incertaine, le père de notre nation (George Washington, nldr) a donné l'ordre que ces mots soits lus:
"Qu'il soit dit au monde du futur, qu'au milieu de l'hiver, quand seul l'espoir et la vertu pouvaient survivre, que la ville et le pays, face à un danger commun, (y) ont répondu".

O Etats-Unis. Face à nos dangers communs, dans cet hiver de difficultés, rappelons-nous ces mots éternels. Avec espoir et courage, bravons une fois de plus les courants glacés, et supportons les tempêtes qui peuvent arriver. Qu'il soit dit aux enfants de nos enfants que lorsque nous avons été mis à l'épreuve, nous avons refusé de voir ce parcours s'arrêter, nous n'avons pas tourné le dos ni faibli. Et avec les yeux fixés sur l'horizon et la grâce de Dieu, nous avons continué à porter ce formidable cadeau de la liberté et l'avons donné aux générations futures."



Et puis parlons chiffons.


Robe créée par le designer d'origine taïwanaise Jason Wu pour le bal d'inauguration (ou l'inauguration du bal).

Jason Wu crée aussi ceci :

 
Comme beaucoup de designers, il crée aussi pour des poupées, ici une partie de la collection 2008 FashionRoyality pour Integrity Toys.

L'ensemble vert anis de l'investiture est de la créatrice d'origine cubaine Isabel Toledo :



        Une poupée ne tardera pas à sortir.

Dernier clin d'œil : si vous avez manipulé, enfant, des poupées à découper, voici celles de la famille Obama avec, bien sûr, le désormais président des Etats-Unis en caleçon à l'intérieur :


 
Par Emma Lem - Publié dans : Fêtes - Communauté : Cher journal
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Mercredi 21 janvier 2009

En attendant que Barack Obama ait fait ses preuves, rappelons-nous un de ces prédécesseurs dans la volonté d'un monde meilleur, Martin Luther King Jr, qui fit ce rêve. Le texte dépend des sites parce que la partie "I have a dream" est incluse dans un discours plus long de 17 mn, ici, dans son intégralité.



"And so even though we face the difficulties of today and tomorrow, I still have a dream. It is a dream deeply rooted in the American dream.

I have a dream that one day this nation will rise up and live out the true meaning of its creed: "We hold these truths to be self-evident, that all men are created equal."

I have a dream that one day on the red hills of Georgia, the sons of former slaves and the sons of former slave owners will be able to sit down together at the table of brotherhood.

I have a dream that one day even the state of Mississippi, a state sweltering with the heat of injustice, sweltering with the heat of oppression, will be transformed into an oasis of freedom and justice.

I have a dream that my four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin but by the content of their character.

I have a dream today!

I have a dream that one day, down in Alabama, with its vicious racists, with its governor having his lips dripping with the words of "interposition" and "nullification" -- one day right there in Alabama little black boys and black girls will be able to join hands with little white boys and white girls as sisters and brothers.

I have a dream today!

I have a dream that one day every valley shall be exalted, and every hill and mountain shall be made low, the rough places will be made plain, and the crooked places will be made straight; "and the glory of the Lord shall be revealed and all flesh shall see it together."2

This is our hope, and this is the faith that I go back to the South with.

With this faith, we will be able to hew out of the mountain of despair a stone of hope. With this faith, we will be able to transform the jangling discords of our nation into a beautiful symphony of brotherhood. With this faith, we will be able to work together, to pray together, to struggle together, to go to jail together, to stand up for freedom together, knowing that we will be free one day.

And this will be the day -- this will be the day when all of God's children will be able to sing with new meaning:

My country 'tis of thee, sweet land of liberty, of thee I sing.

Land where my fathers died, land of the Pilgrim's pride,

From every mountainside, let freedom ring!

And if America is to be a great nation, this must become true.

And so let freedom ring from the prodigious hilltops of New Hampshire.

Let freedom ring from the mighty mountains of New York.

Let freedom ring from the heightening Alleghenies of Pennsylvania.

Let freedom ring from the snow-capped Rockies of Colorado.

Let freedom ring from the curvaceous slopes of California.

But not only that:

Let freedom ring from Stone Mountain of Georgia.

Let freedom ring from Lookout Mountain of Tennessee.

Let freedom ring from every hill and molehill of Mississippi.

From every mountainside, let freedom ring.

And when this happens, when we allow freedom ring, when we let it ring from every village and every hamlet, from every state and every city, we will be able to speed up that day when all of God's children, black men and white men, Jews and Gentiles, Protestants and Catholics, will be able to join hands and sing in the words of the old Negro spiritual:

                Free at last! Free at last!

 

                Thank God Almighty, we are free at last!" (extrait)



“ I HAVE A DREAM ”


Traduction de l'intégralité du discours de Martin Luther King - Washington - Août 63


"Je suis heureux d’être avec vous aujourd’hui pour ce rassemblement qui restera dans l’Histoire de notre Nation, la plus grande manifestation pour la liberté.

Il y a cent ans, un grand Américain dont l’ombre symbolique nous couvre aujourd’hui (1), signait l’acte d’Emancipation (2).  Ce décret est devenu un phare qui a fait briller la lumière de l’espérance pour des millions d’esclaves noirs, marqués au fer rouge d’une cinglante injustice. Ce fut comme une aube de joie à la fin de leur longue nuit de captivité.

Mais cent ans ont passé et le Noir n’est toujours pas libre.

Cent ans ont passé et  l’existence du Noir est encore tristement entravée par les fers de la ségrégation et les chaînes de la discrimination.

Cent ans ont passé et le Noir vit toujours sur l’île solitaire de la pauvreté au milieu d’un océan de prospérité matérielle.

Cent ans ont passé et le Noir croupit encore dans les bas-fonds de la société américaine comme exilé dans son propre pays.

Nous sommes réunis en ce lieu sanctifié pour rappeler à l’Amérique l’urgence de l’heure présente.

L’heure est venue d’émerger de la vallée obscure de la ségrégation pour avancer vers la lumière de la justice raciale.

L’heure est venue de sortir des sables mouvants de l’injustice raciale pour prendre pied sur le roc solide de la fraternité.

L’heure est venue de faire de la justice une réalité.

Il n’y aura aucun repos ni tranquillité en Amérique tant que le Noir n’aura pas obtenu ses droits civiques. Nous devons toujours combattre sur le terrain de la dignité et de la discipline. Nous ne devons pas laisser notre combat créatif dégénérer en violence physique. Encore et encore, il faut nous élever vers les sommets et répondre à la force physique par la force de nos âmes. La magnifique ardeur militante qui s’est emparée de la communauté noire ne doit pas nous conduire à nous méfier de tous les Blancs car nombre de nos frères blancs témoignent ici par leur présence qu’ils ont compris que leur destinée et la nôtre sont liées.


Même si nous traversons des moments difficiles, aujourd’hui et demain, je fais pourtant un rêve. C’est un rêve profondément ancré dans le rêve américain.


Je rêve qu’un jour cette nation se lèvera pour vivre pleinement les articles de sa foi. Nous tenons cette vérité pour évidente que tous les hommes naissent  égaux.

Je rêve qu’un jour, sur les collines rouges de Georgie, les fils des esclaves et les fils des esclavagistes pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.

Je rêve qu’un jour, même l’état du Mississippi qui se consume dans les feux de l’injustice, qui brûle du feu de l’oppression, se transformera en une oasis de liberté et de justice.     

Je rêve que mes quatre enfants vivront un jour dans un pays où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau mais à l’aune de leur caractère.

Je rêve qu’un jour, même en Alabama, avec ses racistes malfaisants, son gouverneur qui n’emploie que des mots comme “nullification” et “interposition”, qu’un jour, en Alabama, des garçons et des filles noirs pourront saisir fraternellement la main des enfants blancs.

Je rêve aujourd’hui, je rêve qu’un jour, tous les vallons seront relevés, toutes les collines seront aplanies, tous les rochers seront arasés, tous les défauts seront corrigés, et que la gloire du Seigneur sera révélée à tous les hommes.

Voilà notre espérance, voilà notre foi que je remporterai dans le Sud.

Avec cette foi, nous arracherons à la montagne du désespoir le joyau de l’espérance.

Avec cette foi, nous saurons transformer la cacophonie de la discorde en une splendide symphonie de la fraternité.

Avec cette foi, nous saurons travailler et prier ensemble, nous battre ensemble et aller en prison ensemble, nous dresser ensemble pour la liberté sachant que nous serons libres un jour.

Mes amis, faites sonner la cloche de la liberté des sommets prodigieux du New- Hampshire!

Faites sonner la cloche de la liberté des montagnes de l’état de New-York!

Faites-la sonner des Alleghanys en Pennsylvanie!

Faites-la sonner des sommets des montagnes du Colorado!

Faites-la sonner des pentes de la Californie!

Mais plus encore, faites-la sonner de Stone Mountain en Georgie!   

Faites-la sonner de Lookout Mountain au Tennessee!

Faites sonner la liberté de chaque colline, de chaque butte, de chaque montagne du Mississippi!

Faites sonner la cloche de la liberté!

Et quand nous ferons sonner la liberté dans chaque village et dans chaque hameau,  dans chaque état et dans chaque ville, nous pourrons hâter la venue du jour où tous les enfant de Dieu, les Noirs et les Blancs, les juifs et les chrétiens, protestants et  catholiques, pourront se donner la main et chanter les paroles de ce vieux chant noir:

“Libres enfin, libres enfin, merci Dieu Tout-Puissant, nous sommes libres enfin.”

 

(1)  Abraham Lincoln,président des Etats-Unis de 1860 jusqu’à son assassinat en 1863.Le rassemblement de 1963 

(2) marquant l’abolition de l’esclavage aux  Etats-Unis en 1863.



Adaptation du discours de Martin Luther King
"I have a dream..."

pour les 200 ans de la Déclaration des Droits de l’Homme, lue par la cantatrice Barbara Hendricks en 1990.


"Le moment est venu de tenir les promesses de la démocratie 

Le moment est venu d'émerger des vallées obscures et désolées de la haine

pour fouler les sentiers ensoleillé de la fraternité

Le moment est venu de réaliser la justice pour tous les êtres humains

Et même si nous devons affronter encore beaucoup de difficultés

Je vous dis ici et maintenant que je fais pourtant un rêve

Je rêve qu'un jour notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo

Nous tenons cette vérité pour évidente par elle-même que tous les hommes sont nés égaux

Aujourd'hui je fais ce rêve

Je rêve qu'un jour  mes enfants vivront dans un pays où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau mais à la nature de leur caractère

Je fais aujourd'hui un rêve

Je rêve qu'un jour tous les enfants de toutes les nationalités de toutes les races et de toutes les religions

Pourront se prendre par la main comme des frères et des soeurs

Telle est mon espérance

Telle est ma foi que j'emporterai avec moi

Car avec une telle foi nous serons capables de distinguer dans les montagnes du désespoir un caillou d'espérance

Avec une telle foi nous serons capables tous de transformer la cacophonie de notre monde discordant en une merveilleuse symphonie de la fraternité

Aujourd'hui je fais ce rêve

 Avec une telle foi nous serons capables de travailler ensemble de lutter ensemble de prier ensemble d'aller en prison ensemble de se dresser ensemble pour la liberté

En sachant qu'un jour nous serons tous libres" 

Mais gardons-nous de le comparer trop au pasteur Martin Luther King, à Mohandas Gandhi ou à Abraham Lincoln. Ces hommes qui œuvrèrent pour le bien de l'Humanité, sont tous les trois morts assassinés.
Parce que le bien peut être si aveuglant. 

Par Emma Lem - Publié dans : Ecriture - Communauté : Cher journal
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Dimanche 18 janvier 2009
Par Emma Lem - Publié dans : Ecriture - Communauté : Cher journal
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Mardi 13 janvier 2009
Je viens de trouver un blog bien joli sur la Réunion avec de magnifiques photos et il est mis à jour très souvent. Enfin, ses auteurs sont en vacances à l'île Maurice en ce moment.
Par Emma Lem - Publié dans : Ecriture - Communauté : Cher journal
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